Le Bel Air


 | 1 juillet | 15h30 |
| Espace Saint Louis | Faenza (Yvelines) | 7 €

Un cabaret musical : voilà qui était bel et bien fait pour le festival, surtout lorsqu’il se chante avec la complicité de l’excellent Marco Horvat. Lambert, mis en espace, y est montré à la fois sous son aspect de compositeur sérieux, mais aussi sous la forme d’un joyeux drille avec de nombreuses chansons à boire du 17 ème siècle…

 

 

Le concert

Ce programme est placé sous le signe du Bel Air, ce cabaret parisien où Lambert aimait à retrouver ses amis poètes et musiciens et où il rencontra sa première femme, ainsi que l’amour de sa vie - respectivement la fille ainée et la fille cadette du propriétaire des lieux, un certain Michel Dupuis.

Ce cabaret portait bien son nom, car la musique y était omniprésente et l’on peut imaginer que Lambert, même s’il n’est connu que pour ses « airs sérieux », à du s’y laisser aller plus d’une fois à chanter (voir à composer) des airs à boire ou même des airs grivois. Nous avons réuni dans ce programme, outre des airs sérieux de Lambert, de la Barre, Bacilly et D’Ambruis, de nombreux airs à boire, ainsi que des airs anonymes quelque peu grivois, tirés de recueils de chansons à danser. Ce panorama haut en couleurs du chant  français au milieu du XVIIe siècle dessine ainsi un portrait de ce musicien attachant qui fut une figure centrale de la vie artistique du grand siècle. Il nous a semblé opportun de donner à ce concert une forme plus conviviale en y ajoutant quelques textes et une mise en espace qui permettront au public et aux interprètes de se sentir familiers avec le langage et les chants d’une époque révolue.


 

L'ensemble

L’ensemble Faenza se consacre à l’interprétation des musiques du XIVe au XVIIe siècle, ainsi qu’à la création de spectacles musicaux. Il réunit volontiers des chanteurs et instrumentistes aux parcours atypiques et aux intérêts variés, évitant autant que faire se peut les écueils de la reconstitution et, surtout, l’illusion de l’authenticité. Marco Horvat aime à fédérer, sur des projets originaux, des personnalités fortes et ouvertes à l’expérimentation.

De son double point de vue de chanteur et d’instrumentiste, il construit des passerelles entre ces deux langages, souvent séparés. Une place centrale est donc dévolue au verbe –chanté ou parlé – comme moteur de l’émotion et vecteur de communication. Le parcours de Faenza ne cesse d’interroger les relations à la fois conflictuelles et symbiotiques que musique et poésie entretiennent, depuis Machaut jusqu’à Lambert. Si l’ensemble est à l’aise dans le cadre traditionnel du concert, il explore également toutes les nuances du théâtre musical. Productions de l’ensemble : Le Codex Faenza, concert (création à la Cité de la Musique), Le Remède de Fortune de Machaut (création à la Cité de la Musique), Le Jardin de Giulio Caccini, spectacle mis en scène (création au Festival de Bar-le-Duc), Le Cabinet de Curiosités, spectacle mis en scène (co-production Festival RenaissanceS). L’ensemble s’est produit en France (Cité de la Musique, Automne Musical de Versailles, Musée du Moyen Age, Festival d’Arques-la-Bataille, Festivoce…) et à l’étranger. Il a enregistré Il Giardino di Giulio Caccini (2004), salué par la critique, La Semaine mystique, co-produit par le Centre de Musique Baroque de Versailles, sorti en 2006.