| Sous la yourte - Parc du Château de Marbeaumont | Les mots du vent (Meuse) |
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Un spectacle intimiste où l’on parle des petites choses de la vie et des grands moments de l’existence.
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Alwine Fichenich met du rouge à lèvres rouge sans déborder, des souliers sans talons pour aller danser, ses yeux verts mouillés quand elle me voit arriver. Alwine connaît la couleur du ciel de Reims, la fulgurance des voyages en avion, la recette du lapin sauce chasseur et le secret des formules magiques en allemand. Alwine aime Nicolas, gnome farceur, boulanger de cœur mais mineur de fond. Alwine traverse la frontière pour s’installer dans un village lorrain. Alwine me raconte sa vie en fumant des cigarettes derrière son poêle à charbon. Alwine Fichenich s’appelle vraiment Alwine Fichenich et je la connaissais avant d’être née. Car tant que les parents auront des enfants et les enfants des grand-parents, il y aura toujours un pigeon voyageur pour dire le monde. Ce spectacle est créé à partir de récits transmis par ma grand-mère dans un patois allemand que je comprends à peine. Moments vécus, réinventées, récits passés au filtre de la mémoire ou rêvés, où est le vrai, où est le mystifié ?
Poussés par le vent … Les deux conteurs Sophie Wilhelm et Olivier Noack se sont associés dans la compagnie Les Mots du Vent pour mettre le récit dans tous ses états et confronter les formes traditionnelles du conte, de la légende, de l’épopée à une parole contemporaine qui puisse subvertir le monde d’aujourd’hui.
En solo, en duo, ou avec des compagnons de route, ils proposent des spectacles jeune public et tout public. À l’image du vent, la parole peut également se glisser et habiter en tout lieu ; ce sont les impromptus, des créations originales qui portent un regard décalé sur un site ou une situation spécifique. Toutes directions… La Compagnie intervient pour les théâtres, les festivals, les bibliothèques, les établissements scolaires, les associations.
Mais elle a aussi son propre théâtre, un théâtre nomade bien sûr : la yourte-mémoire est une grande tente d’inspiration kirghize qui permet d’accueillir des spectacles, des stages, des ateliers et toutes sortes de propositions autour des arts du récit. Laurence Barbier, collaboratrice de la Compagnie, peut y inventer ses scénographies et y projeter ses images. Les deux conteurs ont souvent eu la possibilité de travailler en résidence à l’invitation de structures culturelles ou de collectivités publiques. Dans ce cadre et sous différentes formes, une importante activité de collectage de récits peut être menée et enrichir le propos des conteurs avec la mémoire, la parole et le vécu quotidien de la population.
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